Par Philippe Deliège, CEO, StartBuzz

 

Startbuzz débarque de Belgique. Cette plate-forme permet aux entreprises de développer leur notoriété via des influenceurs choisis par rapport à leurs domaines de prédilection.
De plus, elle offre aux influenceurs la possibilité de passer moins de temps à gérer leurs réseaux au quotidien. A ma connaissance, il n’existe pas de modèle de ce type.

 

Au début, cela peut paraître assez étonnant, mais nous comprenons vite qu’il s’agit d’un nouvel outil permettant aux marques de diffuser des contenus via des influenceurs / bloggeurs moyennant rémunération. Rien de bouleversant à ce stade… sauf que Startbuzz ne propose pas de rémunération à ses influenceurs : elle leur propose de gagner un temps fou en gérant, à leur place, l’ensemble de leurs réseaux sociaux.
Mettez-nous successivement dans la peau de deux personnages différents :

 

1 / Vous êtes responsable de communication et cherchez à doper votre visibilité

 

Vous avez de beaux contenus, mais peu vus, pas assez viralisés. Normal, votre base de followers est encore un peu petite et surtout peu engagée. Vous pouvez bien sûr opter pour des campagnes de pub sur les réseaux sociaux… mais vous pouvez aussi tester Startbuzz.

Le principe est simple : vous vous appuyez sur les influenceurs du réseau Startbuzz afin qu’ils relaient vos contenus sur leurs réseaux. Les influenceurs sont anonymes, mais vous pouvez choisir leur profil par secteurs (IT, RH, marketing, Finance, PME, Finances…) et vous pouvez aussi les géolocaliser.

 

Les plus
> La visibilité budgétaire
> La viralité : « quand un influenceur diffuse un message, c’est parole d’évangile » nous dit Jérôme Barbeau (Ghost Writer chez StartBuzz). Or le quidam a plus envie de partager une « parole d’évangile » ou « la parole d’un ami » qu’un post sponsorisé !

 

Les bémols
> La plate-forme débute en France. Le nombre d’influenceurs parisiens n’est pas encore significatif.
> La viralité marche d’autant mieux que l’info est peu brandée.

 

2 / Vous êtes manager (ou un consultant) et souhaitez développer votre personal branding

 

Vous comprenez que Twitter est un sacré atout pour votre image… mais vous n’avez pas envie d’attraper une tendinite à force de twitter ou vous refusez de passer vos soirées à regarder vos notifications. Ou vous n’arrivez pas à tenir le rythme et commencez à perdre des followers.
Si vous vous reconnaissez, l’approche de Startbuzz mérite d’être testée. Le principe est le suivant : vous confiez vos comptes à un « ghost writer » de l’équipe Startbuzz, une sorte de « nègre 2.0 » qui s’exprime en votre nom sur les réseaux. En échange de ce service, vous autorisez Startbuzz à diffuser quelques contenus de marque, sur un registre souvent « coup de cœur personnel », car les annonceurs sont souvent B2C.

 

Oups là, je vous vois blêmir ! « C’est impossible de confier mon compte à un inconnu. D’où l’importance de formaliser une charte éditoriale très cadrée pour éviter les dérives et se mettre d’accord sur le juste ton.
« Nous nous attachons à choisir un ton qui colle à la personnalité de notre influenceur. Si nous avons en face de nous un patron anti-conformiste, le décalage et l’humour marchent. Mais on va au casse-pipe si on tente de jouer à ce jeu avec une personnalité plus austère », explique Philippe Deliège (Directeur de StartBuzz) . Se fondre dans la personnalité d’un autre : l’un des talents de base du ghost writer 2.0 (ou du nègre 1.0 d’ailleurs).

 

Les plus
> Gain de temps
> Economie budgétaire

 

Le bémol
> La symbiose patron / ghost writer est-elle toujours possible ?

 

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